Sénégal

13 06 2011

Petite narration de mon expérience dans un village du Siné Saloum au SENEGAL

Dés mon arrivée ce 22 janvier, me voilà témoin de ce qui m’avait déjà tant marqué de l’Afrique……..

La gentillesse……..On doit venir me chercher à l’aéroport et il n’y a personne. Et bien, un sénégalais d’une agence de voyage me passe de suite son portable. Et ainsi quelques minutes  plus tard, le gars est là.

Gentillesse….le 25 janvier, de Djilor, village du Siné Saloum, je vais au village des cocotiers. On s’y arrête. je rencontre des femmes qui m’expliquent qu’ »elles se débrouillent » ( sic) en tentant un peu de commerce. Toutes très gentilles, papotage. Elles m’apprenent que les femmes aussi jouent de la musique. Et hop! En quelques instants, parce que j’ai dis que j’adorais le djembé, celui-ci est sorti. Accompagnées d’une grosse calebasse sur laquelle elles tapent, elles se mettent à chanter ( musique de fond de ce texte que vous pouvez écouter) un air avec mon prénom et à danser. C’est si naturel, si spontané, si gentil.Moment fort et pleins d’émotions. Cela m’émeut.Quelle chaleur humaine! Il faut le vivre pour le comprendre. Je leur achête un pot de confiture, elles m’offrent une babiole, je repars mais je resterais bien!

Gentillesse….Un après midi, je demande à T., qui me fait à manger lorsque les repas se passent à ma case, s’il y a un moyen de manger un poulet mafe.Le lendemain midi, il sera sur ma table!

Gentillesse….Au village, je sympathise avec une Isabelle, enceinte de 8 mois.Le dernier jour, je veux lui dire au revoir mais elle dort;Et bien, on la réveille,elle se lêve, me dit au revoir et m’offre un sachet de cacahuètes pour me remercier de mon amitié!

Gentillesse….T. s’éclipse au moment des adieux car…………..elle pleure………….

Gentillesse….Cet acceuil si particulier, si difficile à décrire que je retrouve en Afrique Noire. Cet acceuil si naturel, si simple que je me sens non seulement à l’aise mais bien avec ces gens.Cet acceuil si souriant,si plein d’amour que les adieux se font dans les larmes.Lien si fort………..gentillesse…………

Il fallait y penser!Au Sénégal, le change se fait dans les stations essence

Il fallait y penser!Un kilo de pain est en fait notre baguette!

Il fallait y penser!L’apéritif local:whisky coca mais le coca est en fait du bissap

Il fallait y penser!S’ils veulent du thé à la menthe et qu’il n’y a pas de menthe, ils mettent au fond du verre une pastille valda!

Il fallait y penser!Une débiterie est un vendeur de grillades.La boucherie est l’endroit où l’on tue l’animal et où l’on vend la viande crue.

L’Ile de Gorée , pour moi, un choc au débarquement du bateau qui m’y mêne. Une petite place de sable où des enfants soit jouent au foot soit tirent de l’eau du puit, le tout encerclé de maisons peintes rouges, roses, orangées,ocres et de bougainvilliers. Cela a un charme fou. J’ai un choc les 1eres minutes; je ne m’attendais pas, si près de la métropole Dakar, à tant de beauté, de scènes de vie, à être ainsi « plongée dans l’Afrique ».

La surprise passée, on voit bien que certaines maisons ont été restauré (L’île est classée par l’Unesco) et que d’autres sont délabrées. L’île est petite,1000 habitants. Je monte à son point culminant au milieu des vendeurs de dessins et peintures. Pas de harcèlement, juste des tentatives de vente. Là haut, jolie vue sur la mer au milieu d’un vent incroyable.

Puis visite de la maison des esclaves, ancienne esclaverie, rénovée qui laisse pensif.Gorée a été découverte par les portugais en 1444 mais les premiers à s’y installer furent les hollandais en 1627, suivis par les français de 1677 à 1960 . Le lieu servait d’entrepôt d’esclaves. Ceux-ci allaient principalement aux Antilles françaises. Il y eut ici 28 esclaveries jusqu’au 27 Avril 1848, date de la loi d’abolition de l’esclavage.

Le fort d’Estrée tente de ressembler à un musée d’histoire. Pas beaucoup d’interêt mais il a le mérite d’exister. Déambulation dans les ruelles, sur les petites places,témoin de tranches de vie.

Gorée est une île agréable qui m’a charmé. Je suis seule sans l’être tant les gens sont facilement abordables, sans être collants. L’idéal…

A Gorée

Quelques heures plus tard me voilà à la gare routière qui ressemble bien plus à un terrain vague plein de carcasses et de cambouis qu’à une gare! Aller à Djilor s’avêre un véritable parcours. Deux espèces de minibus dans un état  de délabrement avancé, entassés. Au changement de bus, pause pipi chez des particuliers. Crasse et odeurs assurées, me voilà bien en Afrique!! Fin du parcours en négociant le véhicule d’un particulier. 5h10 pour 190 kms. Je suis vidée, crevée avec mal au crane!!!!

Le lendemain (24 Janvier), B. et moi allons à Fimela, pour faire quelques courses en….charette à cheval. Voilà une première qui ne me déplait pas. Fimela est un petit bourg avec quelques bouis-bouis et des femmes qui vendent 3 légumes et 2 poissons. Elles sont pleines de couleurs, très élégantes et souvent forts jolies. Il y a ici autant de charettes que de voitures. J’adore!

Djilor, c’est jour de fête pour célébrer je ne sais quoi de Sainte Thérèse (l’église du village lui est dédiée). La messe est dite en sirene sur la place du village, l’église étant trop petite, avec un reliquaire, les ossements de la sainte, sorti pour l’occasion. Des musiciens et la chorale sont là. C’est rythmé et beaucoup moins protocolaire que chez nous. Dans le public, les tenues, les coiffures sont chatoyantes. Joli spectacle.

Long moment dans une famille. J’aide à la préparation d’un lapin. On me fait couper, piler condiments et épices au milieu de la cour commune de la concession. Cuisine typique sur feu de bois. Un « binz » pas possible dans cette cour, une hygiène très approximative, des tas de gens qui passent et repassent, une ribambelle d’enfants. Et une gentillesse toute africaine. Je cuisine, discute, observe, fais des photos. Avant de manger mon lapin, les femmes m’appellent pour partager un plat de poisson. Installées au milieu de la cour, autour du plat, à même le sol, on mange en faisant des boulettes avec la main droite. Je tente de faire pareil mais ma technique de boulettes aurait bien besoin d’amélioration!

Puisque j’en suis au culinaire, le proverbe du thé africain: le 1er est amer comme la mort, le 2eme doux comme la vie, le 3eme sucré comme l’amour….

Je découvre au Sénégal le café Touba, un café local mélangé à une épice mais je n’arriverais pas à savoir laquelle. Suivant la préparation, j’aime ou n’aime pas. Je goûte aussi au « pin de singe », fruit du baobab, qui sert de friandise. Assez fade, bof! Autre découverte, le bissap chaud. Pas mal. Lors de mon séjour, je mange toujours très tard par rapport aux horaires françaises. Beaucoup de riz, de poisson. Lorsque c’est de la viande, comme souvent dans ces pays, il y en a peu et elle est dure, pas bonne. Grosse utilisation des oignons. La cuisine est pimentée mais  supportable. Beaucoup de thé qu’ils boivent très sucré. Lorsqu’il y a de la menthe, c’est une pastille valda au fond du verre. Surprenant et pas mauvais.

Je passe pas mal de temps à Djilor en déambulations et bavardages au village. J’y suis très vite à l’aise au vu de la gentillesse de tous. Tout le monde me cause, prend de mes nouvelles. Le village est moitié composé de petites maisons d’une pièce ou deux en dur et moitié de cases. Partout une cour centrale, lieu de vie. Aucune délimitation des maisons, pas de clôtures. La notion de « propriété privée », n’est pas arrivée jusqu’ici.  Ils sont sirenes, ethnie sénégalaise et moitié catholiques moitié musulmans. Je m’y retrouve avec les prénoms. Djilor est situé au bord de la lagune, grand bras de mer dans les terres. Il n’y a que du sable. Les hommes sont pêcheurs, les femmes travaillent la terre et vendent leurs quelques produits.

Le lendemain, une ballade en calêche me fait découvrir les rogniers et toutes sortes d’oiseaux inconnus (il y en a pleins dans la région). Le sol est sec et aride mais il y a pas mal d’arbres verts. Plus tard, lors de mon passage à la concession de T. pour aller travailler aux « champs », une femme est là à vendre du poisson. Il y a  pleins de femmes qui piaillent dans tous les sens. Elles parlent toutes ensemble en criant et en vacant à leurs occupations. Impressionant! En allant aux jardins, j’essaie de porter sur la tête mais sans succès! Ce qu’ils appelent les champs s’apparentent plus à nos potagers. Ils sont assez grands et ont tous un immense trou servant de puit. Ce qu’ils cultivent, là des oignons, ils le consomment et s’il en reste le vendent au village. Au retour, scêne de vie avec un moment passé avec les hommes qui réparent un filet de pêche….

Ce 26 janvier, je découvre le plus gros baobab du Sénégal. Il a 850 ans mais n’est pas le plus ancien et il fait 32 mêtres de circonférence. Les griots momifiaient leurs morts et les placaient dans le tronc de l’arbre car naturellement, après 500 ans de vie, celui ci se creuse. Les griots, qui ne travaillent pas la terre pensaient qu’enterrer les morts rendaient la terre infertile. Cette pratique a été interdite pour raison d’hygiene. Le fruit de cet arbre, appelé « pin de singe » parce que ces derniers en raffolent, sert de friandises. C’est assez insipide. Les racines peuvent faire 15 mêtres de long, ainsi aller chercher l’eau dont il a besoin.

Baobab 32m de circonférence

.Fruits du baobab

Avant Fadiouth, l’île aux coquillages, je traverse le « tam ». C’est une immense étendue déserte beaucoup trop salée pour y cultiver quoi que ce soit. Pour se ballader sur l’île de Fadiouth, accessible uniquement à pied, le guide est obligatoire. Le village, de l’ethnie Sirene, est de 800 âmes à 90% catholiques et 10% musulmans. Elle se situe dans une jeune mangrove. Au milieu de celle-ci, les greniers traditionnels, construits en dehors du village à cause des incendies et des rats. Malgré pas mal de mini étalages d’artisanat, on y voit la vie quotidienne. C’est joli, le guide est sympa et cultivé. Très agréable moment.

Ballade en pirogue. Elle est à  moteur,grande et sommaire. La ballade est superbe au milieu des oiseaux. Il y en a des quantités, tous plus beaux les uns que les autres. Je reconnais des hérons, des pellicans mais la plupart me sont inconnus. Les bancs de sable donne un relief charmant à la lagune. On débarque, les pieds dans l’eau, au campement de Simla. Enchantement, coup de coeur….C’est magnifique, paradisiaque. Vert sur terre, bleu avec des tas d’oiseaux sur l’eau. Les pêcheurs partent en groupe en pirogue et pêchent au filet. Celui-ci est souvent déchiré par le bois dans l’eau et au retour des bateaux, l’activité est la réparation de cet instrument de travail. J’y assisterais à plusieurs reprises.

Dans une maison à Fimela, une jeune fille en coiffe une autre de tresses africaines. Elle attache des rajouts à des cheveux très courts et les tresse ensuite. Les rajouts sont synthétiques, les vrais existent mais sont chers. Les tresses sont gardées environ un mois et peuvent être lavées. Sans aucune coupure, il faut une journée pour faire une tête complète mais elle met plus de temps car ne fait pas cela toute la journée.

Nganade est appelé la « ville » mais est en fait un bourg légérement plus grand que Fimela. Toujours pas une boutique à l’occidentale. Un peu d’artisanat et des étalages de nourriture juste un peu plus nombreux qu’à Fimela.

Le soir, tour de Djilor pour dire au revoir. Moments intenses…………..

Le retour sur Dakar se fera seule en bus direct puis je passe ma dernière journée dans les marchés de la ville.


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2 réponses à “Sénégal”

  1. 7 02 2011
    MARSALLON (12:16:59) :

    Merci de nous faire partager ton voyage avec ces belles photos dépaysement assuré bisous

  2. 14 06 2011
    FLORENCE (08:34:43) :

    MERCI ISA pour ce résumé très interessant cela nous permet de participer un peu à tes voyages bisous

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