Algérie, Août 2013, Alger, Béjaia, Constantine

7122013

26 Août, Alger

Arrivés à Alger sans souci. Le ciel est couvert, la chaleur est là. Chaleur moite africaine. Rien à voir avec Paris, on sent l’Afrique, je me sens en voyage. L’aéroport me semble calme, sans beaucoup de monde, sans effervescence pour un aéroport international. R. est venu nous chercher et nous mettons un temps pour rejoindre le centre d’Alger. Beaucoup de voitures, une conduite anarchique et le temps passe….R. nous montre différents quartiers. La ville semble très étalée, grande, on se sent un peu paumés géographiquement. Pour le moment, le plan semble indispensable. Amusant: dans une rue que notre hôte appelle « wall street », des hommes ont des liasses de billets à la main sans aucune discrétion et proposent du change au noir.

Nous sommes hébergés dans un grand appart’ en duplex, dans une résidence sur les hauteurs, dans le quartier de Bouzareha. De grandes pièces très peu meublées avec des terrasses un peu partout et une vue superbe sur la baie d’Alger. Ici, on se croirait dans une ville de province avec maisons, villas, verdure, calme, peu de commerces alors qu’en bas, on retrouve une capitale, concentrée, serrée avec sa circulation. Amusant la différence si rapide. Nous sommes très bien accueillis. APrès un moment de flottement, R.nous redescend en voiture près de la grande poste et nous trouve du change au noir.

Ballade le long d’une grande artère assez commerçante et européanisée. Petites boutiques mais rien de très africain ou dépaysant.

La bâtiment de la poste date de 1908, construit par les français et tout aussi superbe à l’extérieur qu’à l’intérieur. L’intérieur a des murs et des colonnes en stuc sculptés dans les tons marrons.

Les rues avoisinantes sont pleines d’immeubles datant de la colonisation. On les reconnait bien avec leurs balcons ou volets bleus et lorsqu’ils sont entretenus, ils ont un certain charme.

Pour rentrer, on s’aventure à prendre le bus. Absolument rien d ‘indiquer. Il faut demander et uniquement se fier aux infos des gens. Heureusement tous ou presque parlent français, ils sont adorables et très serviables. Ce sera la chose la plus marquante du voyage: la serviabilité des algériens. Exemples: en attendant mon père, je m’assoies sur le trottoir. De suite, on m’apporte un tabouret. On nous prête plusieurs fois un téléphone sans rien nous demander en échange. Un policier à qui on demande l’arrêt d’un bus,  abandonne son poste, arrête le bus au milieu de la route et nous fait monter sans payer! Le beau-frère de R. que l’on connait à peine,nous conduira à 5h du mat’ à l’aéroport! Impossible de voir tout cela à Paris!

On remonte donc en bus mais c’est un peu le parcours du combattant et c’est long. Les autres jours, on utilisera les services de M.. Cela revient assez cher mais c’est pratiquement indispensable.

27 Août, Alger

Ce matin, on nous dépose au marché de Bab El Oued,quartier populaire d’Alger. Pas de misère distinctes, très peu de mendiants, pas de sentiments d’insécurité mais l’ambiance du quartier est, en effet, plus populaire que vers la grande poste. Je me sens un peu plus regardé mais par curiosité, je pense. Il y a un marché couvert et découvert. Beaucoup de légumes:tomates, oignons, carottes, pommes de terre, aubergines, poivrons. Peu de fruits. Un peu de poulets et d’épices.

Moment super: A un carrefour, on se demande dans quel café on se pose car alentour, il ne semble y avoir que des bouis bouis d’hommes. Et on entend: « Mais venez donc! Assiez vous! Soyez les bienvenus. » Ce sont des hommes, attablés dans un de ces cafés qui nous invitent. Nous voilà à leur table entrain de discuter ( je suis bien sûr la seule femme) et c’est eux qui nous offrent cafés et eau. Génial! Un petit moment bien sympa.

On descend vers le front de mer où on découvre une petite plage: très peu de femmes, pas de maillots de bain, et dans l’eau une seule ado habillée.

Longue ballade le long de la mer pour rejoindre  » la pêcherie ». Pas d’ombre, ça cogne! On voit de petits bateaux de pêche mais on ne peut s’en approcher. Dommage… On retrouve ensuite R. et H. pour boire un thé avant d’aller à une agence pour des infos sur la visite de la casbah. Le soir,rencontre avec le frère de H., Sami et son épouse.

28 Août, Alger  Rendez- vous avec un guide à l’hôtel Aurassi, hôtel chic que tout le monde connait. Déjà, j’apprends que les grands hôtels appartiennent tous à l’état. Petite ballade dans différents salons, bars et une terrasse avec vue sur la piscine. Chouette!

Après un arrêt au commissariat de la casbah pour signaler notre présence et attendre je ne sais quoi, nous partons avec le guide pour une visite de 3h de ce quartier. Celui-ci est étalé sur une superficie de 50 hectares. Alger a été fondé en 945 par Bologuine. Il y avait un mur d’enceinte et la ville était fermée la nuit par cinq portes. Le haut de la casbah date du 10eme siècle, le bas de la période ottoman, le 16eme siècle. Ce fut ensuite la ville musulmane en comparaison avec la ville coloniale ( Grande poste, square Port Saïd, place des Martyrs…)Des ruelles avec beaucoup d’escaliers, des maisons blanches qui se touchent parfois en étages, cela a un charme indéniable. C’est certainement volontaire par où l’on passe ni insécurité ni grande insalubrité.

Le guide nous emmène au mausolée du Saint d’Alger: Sidi Abderhaman. Ici, les gens viennent faire des vœux en touchant le tombeau. Lorsque le souhait s’est réalisé, ils reviennent distribuer aux personnes présentes à ce moment là pain ou gâteaux. Le lieu est petit et joli. La reine Victoria a fait don d’un lustre en cristal ( il y en a d’ailleurs plusieurs) en remerciement d’un vœu réalisé.

On continue à descendre; le guide nous montre différents lieux de tournage de films.

Visite du palais Mustafa Pacha, aujourd’hui, musée de la calligraphie. Palais ottoman, on se croirait en Turquie. C’est un dédale de pièces autour d’un patio intérieur orné de balcons en bois. Les murs sont recouverts de mosaïques. C’est superbe. Nous finissons la ballade place des Martyrs.

On nous emmène jusqu’au square Port Saïd où se trouve l’opéra. En fonction mais avec une programmation peu étoffée. Sans être extraordinaire, il est plus joli que ce que j’aurais pu penser et surtout il a le mérite d’exister  dans cette ville où la culture semble très réduite.

Nous déjeunons à la brasserie Tontonville que les militaires fréquentaient et institution d’Alger.

Visite du bastion 23, palais du raïs et du capitaine. De nouveau, l’architecture ottomane en front de mer. Superbement restauré. Quel dommage qu’il n’y ai pas plus de bâtiments, maisons entretenus et restaurés. On y voit aussi de toutes petites maisons alignées, sortes de cellules, qui servaient pour les pêcheurs et les marins.

Passage au bureau de S. Il travaille aux impôts. Les locaux sont sales et vétustes. Impressionnant pour une administration, il semble qu’il n’y ai rien ou si peu d’informatisé. Nous sommes en plein après -midi, jour de semaine et personne dans les bureaux! On a le sentiment que les gens travaillent quand ils veulent.

Grand tour en voiture avec deux arrêts sympas: La cathédrale du Sacré cœur. Malheureusement fermée mais avec une architecture extérieure à voir. Tout en béton, elle a une sorte d’immense  cheminée sensée représenter la tente de Jésus mais qui fait totalement penser à une centrale nucléaire. J’aurais aimé voir l’intérieur….Nous allons aussi à l’immeuble pont Burdeau. C’est un immeuble d’habitation qui a la route qui passe sur sa terrasse! Vraiment curieux, il n’y en aurait que deux à travers le monde: un au Brésil et celui-ci.

29 Août, Alger. Ce matin, nous devons déménager.Si j’ai bien tout compris aux explications de son épouse, il y a des ouvriers chez R. et je ne peux, en tant que femme, dormir sous le même toit que ces messieurs. Il y a deux choses marquantes: aucune organisation et un accueil qui se veut si généreux qu’il en devient un peu étouffant. On nous a réservé un hôtel, payé la 1ere nuit. Mais on ne nous a donné aucun choix. Nous n’avons pas vu l’hôtel ni la chambre, tout est choisi pour nous sans rien nous demander! Cet hôtel est loin d’être extra, même très limite mais il a le gros avantage d’être très bien situé dans le centre.

Nous allons à la basse casbah visiter le musée des arts populaires. Celui-ci se trouve de nouveau dans un palais ottoman. Joli musée. On y voit toutes sortes d’objets du 20eme S. de la vie quotidienne.Beaucoup viennent de Kabylie. Pas d’artisanat à Alger. On tombe sur un gardien très sympa qui nous montre des pièces fermées au public. Entre autre la chambre de la reine Eugénie, épouse de Napoléon III qui y passa quelques jours. Ayant eu  froid la 1ere nuit, on fit construire en une journée une cheminée! Cette pièce a un plafond avec coupole et le haut des murs décorés de stuc sculpté blanc. C’est magnifique. Seulement le plafond s’écroule, on y a donc installé une sorte d’échafaudage en ferraille pour le soutenir, cela en attendant un susceptible budget de restauration! Le gardien nous fait monter sur la terrasse avec une jolie vue.

En sortant du musée, S. frappe à une sorte d’atelier à moitié en sous sol car il pense, qu’il y a là un artisan. En effet, un homme peint de jolis coffres en bois. Au bout de 2mn de discussion,, on apprend que c’est un des acteurs du film « El gusto ». R. et le le guide de la casbah nous ont parlé de ce film. Nous décidons de l’acheter et de revenir le faire dédicacer. UN moment super que seuls mes voyages nous offrent.

Après un déjeuner dans un restau populaire, on termine l’après-midi en se baladant dans le quartier au pied de la casbah, au milieu d’une espèce de souk en plein air puis du coté de la ville coloniale.

30 Août, Alger. Ce matin, on va sur les hauteurs en transports à la découverte de la basilique Notre Dame d’Afrique. Anecdote: on cherche un bus et on demande à un policier. Celui-ci abandonne son poste, nous emmène sur le boulevard, arrête un bus et nous fait monter. Bus que l’on ne paie même pas! Unique!  A Bab El Oued, on en reprend un autre qui nous mène à destination. Les gens sont si sympas que, sans plan, sans rien connaitre, on y arrive sans même galérer.

La basilique se trouve dans un quartier de maisons à flanc de colline calme et agréable. La vue du parvis est époustouflante. Vert de la végétation, bleu de la mer, concert de cigales…Extra. L’église est immense et magnifique. L’intérieur est grand, pleins d’exvotos avec une déco assez moderne et colorée. Un de mes endroits coup de cœur à Alger.

On grignote à Bab El Oued mais on galère un peu car vendredi, tout est fermé. Nous prenons ensuite le métro, géré par la ratp. Il est spacieux ( plus que le notre), moderne, propre. Il n’y a qu’une ligne qui s’est fait attendre très longtemps. Il nous dépose aux jardins d’essais. Parc payant mais qui vaut le coup.Beau et agréable avec  toutes sortes de plantes de climat méditerranéen: ficus immenses, palmiers, dattiers, bananiers, bambous et pleins d’autres aux noms inconnus.

01 Sept, Alger Nous retournons place des Martyrs pour tenter de visiter deux mosquées et voir le monsieur qui a joué dans « El gusto ». Choux blanc pour tout! Anecdote: lors de notre recherche de billets d’avion Constantine/ Alger, je me retrouve dans une sorte de syndicat d’initiative/agence de voyages. Le gars me donne toutes les infos et lorsque je lui dis « j’arrive,je vais chercher les passeports », il me répond « demain; aujourd’hui c’est juste une permanence ». Ok, admettons. Après une tentative avec internet, papa a l’idée de retourner à l’agence pour prendre le numéro de téléphone. Et là, surprise! Le même gars accepte de nous vendre les billets.Pourquoi a t il changé en 10mn??!! Mystère!

Après le déjeuner, visite de la mosquée neuve ( Djamaa El Djedid).Elle est très simple. Une salle de prière, pas de cour intérieure. Les ablutions se font au sous sol, certainement dans des sortes de toilettes. Un joli mihrab en marbre. Je comprend enfin que le minbar est l’endroit où un homme se poste pour répéter après l’imam lorsque la salle est pleine et que certains risquent de ne pas entendre.

Nous enchainons avec la visite de la grande mosquée (Djamaa El Kebir) . Très sobre mais plus jolie à mon goût avec une petite cour. En résumé, je trouve les moquées algériennes plus belles à l’extérieur qu’à l’intérieur.

Nous retournons voir le monsieur du film « El gusto » pour une dédicace.

Le soir, nous allons diner chez S. Chaine religieuse à la télé. Il passe un long moment de la soirée à discuter de son pèlerinage à la Mecque. Il ne comprend pas trop mes opinions religieuses mais il a assez d’ouverture d’esprit pour m’écouter et échanger sur le sujet. A l’inverse de la région de Béjaia, on trouve et on nous sert du thé à la menthe à Alger.

02Sept. Train pour Béjaia. Outre que l’on nous parque dans un hall sans nous laisser sortir prendre l’air sur le quai, le train est à l’heure.  C’est un train moderne à l’européenne avec juste 3 wagons, bien pleins. La clim est très forte et nous rendra malade! Pas de wagon bar mais un chariot passe avec du café. Bref pas de dépaysement dans le train outre qu’il met tout de même quatre heures pour 250kms! La paysage devient agréable bien après Alger lorsqu’on arrive en Kabylie,je pense. Mais rien d’extra.

03,04 Sept, Lota Nous passons deux jours dans la famille de mon beau-frère. Tout le monde comprendra que je ne fais aucun commentaire ici.

Visite d’une grotte à Aokas au niveau du tunnel, sur la route de Bejaia.Celle-ci a été découverte au moment du percement du tunnel en 1962 par hasard. En 1982, le gouvernement décide de l’ouvrir au public. C’est une grotte de calcaire. Elle est grande et très jolie. Il y a une sacrée hauteur, pleins de stalactites et de stalagmites. Sympa, ça vaut le coup.

Ballade à Béjaia. Cet endroit fait vraiment ville de province, ni belle ni laide. Mais je n’arrive pas à y trouver ni son âme ni de charme.

05Sept, Constantine. La famille nous trouve un chauffeur que nous payons assez cher pour le pays, je trouve mais c’est un confort qui nous simplifie la vie. On gagne de la fatigue et du temps. On va à Sétif avec un paysage montagneux fort joli puis on prend ce qu’ils appellent l’autoroute. On met en gros 4h pour 250kms.

Le soir, nous dinons d’une omelette au fromage. Le prix est fait en fonction du nombre d’œufs; quant au fromage c’est de la vache qui rit que l’on paie en sus au nombre de portions de fromage.

06 Sept, Constantine. Grande ballade pour voir les fameux 6 ponts. La promenade en elle même n’a pas beaucoup de charme mais les ponts et les gorges….Époustouflant! Extra! Ils sont tous différents, certains suspendus.La passerelle Perregaux, piétonne, est reliée à un ascenseur. Le dernier, le pont de Sidi M’Cid est à 180m au dessus du vide. Chaque fois, en dessous, le Rhummel, un cours d’eau au milieu de la roche de chaque coté. Vue spectaculaire.  Ces ponts sont vraiment à voir, c’est magnifique.

07, 08, 09 Sept, Constantine. Grosse flemme ces 3 derniers jours pour écrire!

EN vrac…Nous nous baladons pas mal dans les ruelles de la casbah. Il y a ici une ambiance, une âme que j’aime bien. En fait, je crois que je pourrais me sentir bien assez rapidement dans cette ville.

Visite du palais d’Ahmed Bey. Très joli.Restauré, il en reste encore à faire! Très beaux jardins, petits mais jolis.

Nous retournons à Alger en avion pour un diner et une nuit.

 

 

 

 

 

 

 




Descente de la kabylie vers les portes du sud d’Algérie

29062009

De Souk et Tenine à Biskra:

Nous prenons un taxi qui nous emmêne à Sétif. Le paysage est montagneux mais moins arboré, plus sec que ce que j’ai pu voir jusqu’à maintenant. C’est joli. je remarque au fil des kilomêtres de plus en plus d’hommes en barnous, ces longues robes. C’est aussi de plus en plus typé « arabe », et dans l’ambiance et dans la population. Après 90 kms en taxi, nous arrivons à la gare pour prendre un mini bus pour Biskra à 250kms. Le passage « gare » vaut le détour! Nous sommes là en pleine « Algérie »! Pas un mot de français.Que des hommes mais aucun regard soutenu ou malsain. Dépaysement garanti!

La route de Sétif à Biskra est belle. Sans être du désert, on sent bien que l’on va vers le Sud; c’est plus aride.

A Biskra, nous retrouvons L, un copain à T qui nous a gentiment réservé une chambre mais….glauque, pas très propre, sans fenêtre et cela pour 20€! je dois vieillir mais bof bof bof!!!! Direction donc le complexe, soit disant hôtel de luxe ( Ah bon???!!!),le même prix pour un bungalow moins tristounet et plus propre. Nous sommes obligés, malgré force palabres, d’en prendre deux car nous ne sommes pas mariés et donc pas sensés dormir ensemble! Cela nous revient à 43€, une fortune pour ici!!!!

Ballade dans les rues commerçantes avec beaucoup d’échopes de fringues. De ce coté là, pas de folie à faire:ce sont nos puces! Les rues sont en terre; les maisons ne sont plus  en parpaings bruts mais recouvertes d’une sortes de terre ou crépis. Cette ville a plus d’âme; il y a un petit quelque chose d’indéfinissable.

Moment unique et fort typique en assistant aux fiançailles d’un cousin. Coté hommes, coté femmes. On vient tour à tour, les femmes bien sûr, me faire la bise, je me déchausse et on m’installe sur le seul siège, un canapé, près de la future. Pour du typique, c’est du typique!!!! Elles sont presque toutes en tenues traditionnelles, assises à même le sol. Au milieu un tapis, deux trépieds avec plateaux qui servent de tables.Un café noir, toujours fort, des gateaux arabes, de l’attente. On me sourit,on cause de moi, on me cause mais en arabe! Un repas succint est servi.Puis un gateau, le fiançé, les hommes arrivent, un bouquet de fleurs,une bague passée au doigt, 20 mn de photos et tout le monde quitte les lieux à une vitesse impresisonante. T. m’expliquera ensuite que la fête a été sobre dû au décès du père de la mariée à peine un mois plus tôt.

Sidi Okba me donne l’impression d’être vraiment dans l’Algérie profonde. Pas une seule femme dans la rue et pourtant je n’ai pas de regards suspicieux. Par contre, je n’ose me ballader en manches courtes. Je me « bloque » toute seule, garde ma veste et crêve de chaud!!!!! La vieille ville est très sympa. Des gargotes servent de boutiques

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