Mauritanie et désert

21022007

Tout d’abord et avant tout, un grand merci à P. pour avoir partagé avec moi cette première expérience de trek et de désert. Merci pour son attention, d’avoir marché à mes cotés, d’avoir su créer cette complicité qui rend un voyage si beau, d’avoir permis le partage.

Je suis heureuse d’avoir vécu ces moments beaux et forts en ta compagnie……

 

le désert si énigmatique……..le désert si impressionnant…….le désert et ses couleurs……..le désert et sa dureté……le désert, nous y sommes en ce 14 janvier 2007!

Pleine de curiosité, avec un peu d’appréhension pour ce 1er trek….

Parlons de suite de cette marche. Nous ferons en une semaine environ 95kms. Certaines fins de journée sont un peu longues mais ça va bien. Par contre, la marche est plus ou moins difficile suivant les sols et nous en avons plusieurs sur une même journée. Le sable mou est , pour moi, hardu mais heureusement ,nous ne faisons jamais une journée totale dans le sable mou.

P. est adorable et marche à mes cotés malgré ses plus grandes capacités. Tout s’est donc très bien passé de ce coté là.

Quelques mots sur la route Atar/Chinguetti que nous parcourons en 4*4. Le plus impressionant sur ce chemin est la poussière!!!! C’est une piste de rocaille. Totalement désertique, nous passons au milieu de montagnes de rocaille sans aucune végétation.

A Chinguetti, de façon très brutale, le paysage change totalement et nous sommes soudain au milieu des dunes. C’est surprenant de rapidité. Un choc pour moi! C’est superbe et magnifique, du sable partout….

Nous passons la nuit dans ce décor paradisiaque. Une famille vit là, a construit quelques cases. Et hop voilà un hôtel dans cette mini oasis!

Une femme de la famille nous appelle pour la cérémonie du thé.Il y a un cérémonial bien précis et assez complexe pour le faire Il est fort, servi dans de petits verres à moitié remplis, très sucré. Elle le transvase un grand nombre de fois pour faire de la mousse. On en boit toujours 3. C’est très long et très bon. Nous aurons cette véritable cérémonie chaque jour avant chaque repas.

Le lundi matin, 1ere marche dans le sable mou pour rejoindre Chinguetti. Nous y visitons une bibliothèque familiale. On nous montre quelques manuscrits dont le plus ancien est du 12eme siècle.Cette ville était un carrefour pour les caravanes de l’Afrique du Nord vers l’Afrique de l’Ouest. Entre le 15 et le 18eme y vivaient 20 000 personnes. Aujourd’hui ils sont 2 000. La famille El Hamouni possède environ 7 000 manuscrits.

Après la veille ville, nous allons dans le village actuel. J’ai le sentiment que le commerce est réduit à son minimum mais il ne m’apparait pas de grande misère.Tout est très sommaire, sans hygiène mais pas de ventres gonflés, pas de mendiants ni de grands miséreux. Petite frustration car je serais bien restée plus longtemps ici.

Marche dans le sable. C »est immense. C’est beau. Les couleurs de sable vont des blancs, gris, jaunes, ocres….Le sol est plus ou moins dur suivant les endroits.

Nous nous arrétons près d’un puit. Il faut savoir où ils sont! C’est un trou dans le sable! Par contre, on en aura sur tout le parcours. La couleur de l’eau est peu appétissante! Pourvu que le micropur fonctionne bien!

Les paysages varient. Dunes à droite ou à gauche, sable plus plat,oued……..

Le chamelier, Siddi, est adorable et bien typique. Il s’amusera beaucoup à me causer en Asanya et à attendre mes réponses! Une bonne complicité se créé, une relation vraie et authentique que j’apprécie beaucoup.

En ce mardi, les paysages sont très différents. Plus ou moins rocailleux avec plus ou moins de végétation, plus ou moins de sable et toujours cette immensité…Nous trouvons chaque jour de l’alfa, une sorte d’herbe appréciée des chameaux et des acacias.Quelques oiseaux, peu d’insectes.

Pendant la pause déjeuner, sortant de je ne sais où, 4 femmes nomades viennent nous vendre des bricoles. Image intense. Elles sont en tenues traditionnelles, enveloppées de la tête au pied, dans le vent. Image d’un autre monde….

L’après midi, autre rencontre insolite.3 hommes nomades arrivent, échangent salutations durant au moins 5 minutes avec tout le monde qui cause en même temps puis ils repartent comme ils sont arrivés….Impressionant et génial!

Mercredi, nous croisons nos premières tombes. Il y en aura baucoup d’autres. Un amas de sable,des pierres déposées par l’homme et voilà.

Le soir, notre bivouac est proche d’une tente nomade. Nous allons les voir.Une femme me fait entrer sous la tente et ordonne à P de rester dehors! A l’intérieur, 2 jeunes femmes, 1 vieille dame et une rimbambelle d’enfants, tous assis sur des nattes.Il n’y a rien dansla tente. Une des jeunes femmes vient juste d’accoucher, il y a quelques heures. le bébé est à même le sol , dans un tas de couvertures. il faut savoir qu’il y a un enfant là! Il y a un dénuement impressionant. Ces gens n’ont rien! Ils semblent manger à leur faim mais pour le reste nous ne sommes pas loin d la misère. Moment génial et intense! Aux alentours des tentes, nous retrouvons deux objets vu au petit musée de Chinguetti. Le fatigué, sorte de table avec juste une armature en bois que l’on retourne pour poser sur les chameaux et ainsi porter les femmes et les enfants. Et la guerba, grande gourde en peau de chevre.

Siddi, après nous avoir fait gouter le vrai zrig, nous prépare la khoubza ( prononcer roubza), une galette de pain, enterrée dans le sable sur lequel on pose des cendres pour la cuire.

Le lendemain, nous grimpons le mont Moizine. Ce n’est que de la rocaille avec un vent hallucinant. En haut la vue est superbe.

Découverte choc de l’oasis de Merthe ( A prononcer Mereuf). Ici  a lieu la plus grande Guetna du pays ( récolte des dattes). Dans le village on sent qu’il y a plus d’argent. On y voit des maisons en dur, des murs des grillages pour clôturer. Les cases sont rondes; une armature en bois montée en plusieurs arceaux et celle ci est recouverte de feuilles de dattes et d’alfa. Sommaire mais cela fait très propre. Ballade après le déjeuner, seuls avec P. Un jeune garçon nous emmêne dans sa maison boire le thé. Une maison qui sert d’épicerie pour le villge et de pièce de vie pour la famille, des cases dans une cour commune qui servent de chambres. La soeur prépare le thé, nous discutons. Sympa.

Samedi, nosu arrivons à l’oasis de Terjit. Ils sont , ici, habitués aux touristes. Le village où nous nous balladons seuls n’a rien  mais c’est bien agréable. Nous dormons pour cette dernière nuit dans un cadre paradisiaque , dans une tente nomade, au milieu des palmiers.

Le lendemain, retour à Atar où nous avons juste le temps de passer deux heures dans le centre avant de reprendre l’avion.

Dur dur la semaine est finie……..







BOULBY & MOULFY IN NZ 2... |
19.000 km plus tard |
olivier au mexique |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | amerique
| Six months in Australia
| Hey mon ami ! T'aimes ca ma...